Hernie intestinale
La hernie intestinale peut être une hernie inguinale (à l’aine) ou une hernie crurale (de cuisse). Elle est liée à l’affaiblissement des muscles abdominaux. Ce type d’affection peut être douloureux ou non, mais il comporte un risque pour l’intestin. Découvrez dans cet article tout ce qu’il y a à savoir : diagnostic, traitements.
Qu’est-ce que la hernie inguinale et crurale ?
Définition
Une hernie se définit comme le passage du contenu abdominal au travers d’un orifice anormal au niveau de la paroi abdominale.
Les hernies inguinales sont celles constatées au niveau de l’aine (vers les organes génitaux), alors que les hernies crurales apparaissent au niveau de la cuisse, plus bas.
Il est à noter que les orifices situés dans l’aine et la cuisse ont pour rôle de laisser passer les différents éléments anatomiques allant vers les membres inférieurs, et notamment aux testicules chez les hommes. Les hernies sont généralement majorées par les efforts et par la position debout.
Explications
La ligne de Malgaigne est une ligne qui relie les organes génitaux à la hanche.
- Si la hernie est située au-dessus de cette ligne, elle est considérée comme inguinale.
- Au-dessous de cette ligne, on est en présence d’une hernie crurale (cela représente 10 % des cas).
Comment diagnostiquer la hernie intestinale ?
Les personnes concernées
La hernie inguinale et crurale touche un grand nombre de personnes, adultes dans 90 % des cas.
D’après les estimations, elles concernent 8 fois plus d’hommes que de femmes.
De nombreux facteurs de risque peuvent conduire à l’apparition d’une hernie inguinale ou d’une hernie crurale chez les adultes. Cela inclut :
- une faiblesse de paroi (dénutrition, tabagisme, maladie du collagène…) ;
- une hyper pression abdominale (toux chronique, constipation, poussée urinaire, grossesse, obésité, port de charges lourdes).
Chez les plus jeunes, l’apparition d’une hernie au niveau de l’aine ou de la cuisse est une malformation d’origine congénitale dans 95 % des cas.
Les symptômes
La hernie inguinale ou crurale suit une évolution progressive, caractérisée par une augmentation de volume dans le temps, une fois constituée. Elle ne provoque pas de douleur le plus souvent.
Mais il est également possible que le patient ait une pointe douloureuse dans la région inguinale.
L’apparition de ce type de hernie se présente sous la forme d’une tuméfaction. Celle-ci est absente le matin au réveil, mais augmente généralement à la station debout, à l’effort ou suite à une toux.
La tuméfaction peut également descendre dans la bourse du même coté. C’est le cas des hernies de type hernie oblique externe.
Les signes
L’examen d’une personne suspecte de hernie se fait en position assise, couchée, puis debout, sans appuis et avec des efforts de poussée.
On pourra alors remarquer une voussure dans la région inguinale, voire testiculaire.
A la palpation, on découvre sous les doigt une hernie saillante. Elle n’est pas douloureuse. Il s’agit le plus souvent d’une hernie qui peut se rentrer dans le ventre avec des gargouillements. En cas de hernie testiculaire, le doigt recouvert du scrotum pourra réduire le gonflement en décrivant un trajet oblique en haut et en dehors.
En ce qui concerne la consistance, la hernie inguinale ou crurale est généralement impulsive et ferme. Ce phénomène est accentué lorsque le patient contracte la zone ou lorsqu’il est en position debout.
Une hernie compliquée
La hernie inguinale et crurale est parfois associée à des complications.
- Étranglement (événement rare) : il se manifeste par une douleur brutale dans la région inguinale accompagnée de vomissements, un arrêt des gaz et un ballonnement du ventre. La hernie est douloureuse, se se rentre plus dans le ventre, est dure, et non impulsive.
- Nécrose de l’anse : se manifeste par des douleurs.
- Ischémie testiculaire : se manifeste par des douleurs testiculaires.
Quels sont les examens utiles au diagnostic de la hernie intestinale ?
Hormis les symptômes et les signes cliniques accompagnant les hernies inguinales et crurales, il est possible de confirmer le diagnostic de la maladie avec une échographie (en cas de doute).
Comment traiter la hernie intestinale ?
Étape 1 : prendre en charge
Les professionnels de santé de villes pourront orienter et conseiller les individus qui développent une hernie inguinale ou crurale. Quant au diagnostic, il sera réalisé par un médecin généraliste.
L’avis spécialisé d’un chirurgien viscéral pourrait être requis pour le traitement de la maladie.
En cas de complications, l’intervention des urgences sera nécessaire.
Étape 2 : soulager les symptômes
Afin de soulager les symptômes, l’utilisation d’antalgiques est recommandée.
Étape 3 : les traitements ciblés
Chirurgie réparatrice ou non, formez vous bien sur le sujet car le traitement n’est peut être pas celui que vous attendiez.

Surveillance et évolution de la maladie
Sans traitement, chez l’adulte, une hernie inguinale ou crurale augmente souvent de taille au cours du temps. Cela rend les interventions chirurgicales plus lourdes pour les réintégrer dans le ventre.
Quant au risque d’étranglement, il est variable d’un individu à un autre. Il reste très faible pour les hernies inguinales [0,002 événement par année et par patient]. Le risque est toutefois plus élevé en cas de hernie crurale.
Prévention
Il est important de prendre en charge les facteurs de risques qui peuvent entraîner une hyperpression abdominale. Par exemple, une formation à l’arrêt du tabac s’avère bénéfique en cas de toux chronique. Ainsi, un accompagnement à la perte de poids est nécessaire pour un patient obèse. Le port de charges lourdes est déconseillé sur le lieu du travail ou à la maison. Et en cas de constipation, il faudra la traiter.
Aller plus loin
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3 Comments
Dr Learnycare
3 semaines agoBonjour Jiji, et merci pour votre message très détaillé.
Une hernie inguinale peut effectivement provoquer des douleurs dans le bas-ventre, l’aine, parfois le scrotum ou la cuisse. En revanche, une douleur qui remonte jusqu’à la côte gauche est moins typique d’une simple hernie inguinale. Il est donc difficile d’affirmer que l’ensemble de vos douleurs vient de cette hernie, surtout après 4 ou 5 ans d’évolution. D’autres causes peuvent parfois être associées : digestive, musculaire, nerveuse ou pariétale, par exemple.
Le fait que le compte-rendu mentionne une hernie essentiellement graisseuse avec un affleurement du côlon sigmoïde est un élément à discuter avec un chirurgien. La décision d’opérer dépend notamment de l’importance de la hernie, de vos symptômes, de son évolution et de l’examen clinique.
Concernant le « filet » en polypropylène, votre inquiétude est compréhensible. Il existe plusieurs techniques de réparation des hernies, avec ou sans prothèse selon les situations. Cependant, la technique la plus adaptée dépend de nombreux éléments : type et taille de la hernie, première opération ou récidive, voie d’abord choisie et caractéristiques du patient. Une réparation uniquement par des sutures peut être possible dans certaines situations, mais elle n’est pas forcément la meilleure solution dans tous les cas et peut présenter un risque de récidive plus important selon le contexte. Il faut en discuter directement avec un chirurgien spécialisé en chirurgie pariétale ou digestive.
Concernant votre constipation et votre transit « totalement ruiné », il ne faut pas automatiquement attribuer cela à la hernie. Une hernie inguinale n’explique généralement pas à elle seule une constipation chronique, sauf complication particulière. Si vous êtes réellement très constipé malgré les traitements, il serait important de refaire le point avec votre médecin afin de rechercher la cause et de vérifier qu’il n’existe pas de problème digestif associé.
En revanche, consultez rapidement ou en urgence si vous présentez une douleur abdominale intense ou qui s’aggrave brutalement, une hernie devenue dure et impossible à rentrer, des vomissements, un ventre très gonflé ou un arrêt complet des selles et des gaz.
Je comprends tout à fait votre appréhension concernant l’intervention. Le mieux serait de demander un avis chirurgical détaillé, en exposant clairement vos craintes concernant la prothèse et en demandant quelles sont, dans votre cas précis, les différentes options possibles et leurs avantages et inconvénients. Ne vous faites pas opérer sans avoir obtenu des réponses qui vous permettent de prendre votre décision sereinement.
Ai je répondu à votre question ?
jiji
3 semaines agobonjour je souffre d’un mal de ventre du côté gauche depuis 4 ou 5 ans suite à un mouvement de dévellope couché
ça m’a fait comme un éclair dans le ventre gauche
depuis , on m’a donne de tout
puis il y a peu on m’a trouvé
= une hernie inguinale gauche essentiellement graisseuse , avec affleurement d’une anse sigmoïde au niveau du collet de la hernie
j’ai SVP 2 questions
se peut il que ma douleur jusqu’à la côte gauche qui descend vienne de cet hernie ???
je sais pas si je vais me faire opérer car j’ai peur du filet en polipropylène et des ses accroches
(peut être une opération avec que des fils ?? ) serait ce mieux
depuis mon transit est totalement ruiné et je suis constipé
même les medicaments pour aller à la selle ne me font rien
j’ai donc un peu peur ( beaucoup même )
je ne sais pas Dr L si j’aurais une réponse ??
en tous les cas je vous souhaite une bonne journée , respectueusement
jiji
2 semaines agooui bonjour
et merci beaucoup du sérieux de votre réponse
je suis du sud entre Nîmes & Montpellier
de partout où je suis allé on a pas essayer de me soulager
bien sur à la 3 ème consultation , comme il ne trouvait pas =
ce fut = c’est votre tête
PRENNEZ DES ANTI DEPRESSEURS
donc je me suis dis =
effectivement il y a une relation “”ventre & cerveau 33
DONC JE SUIS ALLE VOIR UN NEUROLOGUE il a essayé le RIVOTRIL et LAROXYL
puis comme rien n’y faisait ; il m’a dit il faut arrêter et chercher = c’est VISCERAL ………..
mais les docteurs n’ont plus la patience et j’ai vraiment l’impression qu’ils doivent boucler la consultation et même me l’ont dit =
j’ai pas le temps , à part donner des SPASFONS et du PARACETAMOL , , bref
je suis même aller voir en CLINIQUE PRIVEE malgré les dépassements d’honoraires , ils n’ont pas le temps
comme on est en juillet /août , ils me disent on verra ça plus tard
( sans me donner vraiment de diagnostic )
car c’est évident que c’est la chose la plus difficile
comme en mécanique ou autre …
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j’ai aussi eu juste avant mon incident dans la salle de sport où je me suis fais mal au ventre gauche
l’ablation de la VESICULE BILIAIRE
je sais plus quoi faire
en tous les cas merci de votre sérieux et d’avoir pris le temps de me REPONDRE
ma maman étant partie d’un cancer du PANCREAS
c’est sur que j’avais peur de ça
je voudrais bien , déjà me faire opérer malgré les risques du filet
il ya des choses , que je ne comprends pas
ils disent qu’il vaut mieux opérer une hernie – au début –
mais l’hopital m’a dit ( aux urgences )
vous reviendrez quand vous serez en SANG ! on s’occupe pas de petits bo bos
et ensuite on peut lire que quand on fait vraiment une hernie étranglée c’est une urgence vitale
si on me prennait en opération , je pourrais avoir un FILET plus petit
mais en FRANCE , le monde médical a beaucoup changé
il n’y a plus de rapports humains
on se demande même si on les ennuie pas !
si j’ai du nouveau ??
je reviendrais vous tenir au courant
ce dimanche je suis resté chez moi sans sortir ( chaleur forte et circulation sur les routes )
et malgré tout ; j’ai ressenti mon hernie dépassé en légère bosse dans le pubis
bonne continuation
votre site et très instructif
mes salutations du sud
ji ji