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Prééclampsie : symptômes, tension, signes d’alerte et quand consulter en urgence

Par Dr Learnycare

14 min

Aujourd'hui

Prééclampsie : symptômes, tension, signes d’alerte et quand consulter en urgence

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Vous êtes enceinte et on vous a parlé de prééclampsie ? Vous avez de la tension pendant la grossesse, des maux de tête, des œdèmes, des douleurs sous les côtes ou vous cherchez simplement à comprendre quand s’inquiéter ?

La prééclampsie est une complication de la grossesse qui associe le plus souvent une hypertension artérielle apparaissant après 20 semaines de grossesse et des signes de retentissement sur l’organisme, notamment au niveau des reins avec la présence de protéines dans les urines. Elle peut parfois évoluer rapidement et devenir grave pour la mère et pour le bébé si elle n’est pas repérée à temps.

La bonne nouvelle, c’est qu’un suivi régulier de la grossesse, la mesure de la tension et l’attention portée à certains symptômes permettent souvent de la diagnostiquer rapidement.

Dans ce guide complet, découvrez :

  • ce qu’est la prééclampsie ;
  • les symptômes à connaître ;
  • la différence entre hypertension de grossesse et prééclampsie ;
  • quand la tension devient inquiétante ;
  • les signes d’urgence ;
  • les risques pour la mère et le bébé ;
  • la prise en charge et le suivi après l’accouchement.

 


Prééclampsie : l’essentiel à retenir

La prééclampsie est une complication de la grossesse qui survient après 20 semaines d’aménorrhée, le plus souvent au 2e ou 3e trimestre.

Elle associe en général :

  • une tension artérielle élevée ;
  • et/ou la présence de protéines dans les urines ;
  • parfois d’autres signes de retentissement sur le foie, les reins, le cerveau, le placenta ou le bébé.

Il faut retenir 4 messages essentiels :

1) La prééclampsie peut être discrète au début

Certaines femmes n’ont aucun symptôme au départ. C’est pour cela que la surveillance de la tension et des urines pendant la grossesse est si importante.

2) Certains symptômes doivent alerter immédiatement

En particulier :

  • un mal de tête intense ou inhabituel ;
  • des troubles visuels ;
  • une douleur forte sous les côtes, surtout à droite ;
  • un gonflement brutal du visage ou des mains ;
  • un bébé qui bouge moins ;
  • une sensation de malaise, un essoufflement ou une aggravation rapide.

3) La prééclampsie peut être grave pour la mère et pour le bébé

Elle peut entraîner :

  • des complications maternelles ;
  • un retard de croissance du bébé ;
  • un accouchement prématuré ;
  • plus rarement des complications sévères nécessitant une prise en charge urgente.

4) En cas de suspicion, il faut consulter rapidement

La prééclampsie n’est pas un symptôme à surveiller seule à la maison pendant plusieurs jours si des signes d’alerte sont présents.

Donc en résumé

Symptôme pendant la grossesse Ce qu’il faut faire
Tension élevée sans autre symptôme Avis médical rapide
Mal de tête inhabituel ou persistant Contacter rapidement la maternité / un professionnel
Troubles visuels Consultation urgente
Douleur sous les côtes ou en haut du ventre Consultation urgente
Bébé bouge moins Avis urgent
Plusieurs signes associés (tension + céphalées + œdèmes + douleur) Aller à la maternité / aux urgences

 


Qu’est-ce que la prééclampsie ?

La prééclampsie est une maladie de la grossesse liée à un dysfonctionnement de la circulation entre le placenta et la mère. En pratique, elle se manifeste par une hypertension artérielle survenant après 20 semaines de grossesse, associée à un retentissement plus ou moins important sur l’organisme.

Le signe biologique le plus connu est la protéinurie, c’est-à-dire la présence de protéines dans les urines. Mais la prééclampsie ne se résume pas à cela : elle peut aussi toucher les reins, le foie, le cerveau, la coagulation, le placenta et la croissance du bébé.

 


À partir de quand peut apparaître une prééclampsie ?

La prééclampsie apparaît après 20 semaines d’aménorrhée. Elle survient souvent :

  • au 2e trimestre avancé ;
  • au 3e trimestre ;
  • parfois en fin de grossesse ;
  • et plus rarement après l’accouchement, dans les jours qui suivent.

C’est pour cela qu’une surveillance de la tension et des symptômes reste importante même après la naissance.

 


Quelle est la différence entre hypertension de grossesse et prééclampsie ?

C’est un point capital pour le SEO et pour les patientes.

L’hypertension de grossesse

On parle d’hypertension gravidique lorsque la tension artérielle devient trop élevée pendant la grossesse, en général après 20 SA, chez une femme qui n’était pas hypertendue avant.

La prééclampsie

La prééclampsie correspond à une hypertension de grossesse avec atteinte associée, classiquement :

  • protéines dans les urines ;
  • ou retentissement sur certains organes ;
  • ou retentissement sur le placenta / le bébé.

Autrement dit :

  • tension élevée seule = possible HTA gravidique ;
  • tension élevée + signes de gravité ou atteinte associée = possible prééclampsie.

 


À partir de quelle tension faut-il s’inquiéter pendant la grossesse ?

On considère qu’il existe une hypertension artérielle pendant la grossesse lorsque la tension est supérieure ou égale à 140/90 mmHg.

Une tension très élevée, notamment :

  • ≥ 160 mmHg pour la systolique
    ou
  • ≥ 110 mmHg pour la diastolique

est une situation beaucoup plus préoccupante et doit faire consulter rapidement.

Mais attention : ce n’est pas uniquement le chiffre qui compte. Une tension un peu moins élevée associée à des symptômes d’alerte peut aussi nécessiter une prise en charge urgente.

 


Quels sont les symptômes de la prééclampsie ?

La prééclampsie peut parfois ne donner aucun symptôme évident au début. Quand des symptômes apparaissent, ils doivent être connus car certains sont des signes d’alerte majeurs.

Les symptômes possibles de la prééclampsie

Les signes qui peuvent faire évoquer une prééclampsie sont :

  • une tension artérielle élevée ;
  • des maux de tête importants, inhabituels ou persistants ;
  • des troubles visuels ;
  • des œdèmes importants, surtout s’ils sont soudains ;
  • une douleur en haut du ventre, souvent sous les côtes à droite ;
  • des nausées ou vomissements en fin de grossesse sans autre explication ;
  • une sensation de malaise ;
  • un essoufflement ;
  • une diminution des urines dans certaines situations ;
  • parfois une impression que bébé bouge moins.

Tous ces signes ne signifient pas automatiquement qu’il s’agit d’une prééclampsie, mais ils doivent faire consulter rapidement.

 


Mal de tête pendant la grossesse : quand penser à la prééclampsie ?

Le mal de tête est l’un des symptômes les plus recherchés sur Google.

Un simple mal de tête ne signifie pas forcément qu’il y a une prééclampsie. En revanche, il faut y penser si vous êtes enceinte de plus de 20 SA et que vous avez :

  • un mal de tête inhabituel ;
  • un mal de tête intense ;
  • un mal de tête qui ne passe pas ;
  • un mal de tête associé à des troubles visuels, une tension élevée, des œdèmes importants ou une douleur sous les côtes.

Un mal de tête sévère en fin de grossesse doit toujours être pris au sérieux.

 


Troubles visuels et grossesse : un vrai signe d’alerte

Les troubles visuels peuvent être un signe de prééclampsie, surtout s’ils apparaissent brutalement.

Il peut s’agir par exemple de :

  • vision floue ;
  • impression de “mouches volantes” ;
  • éclairs lumineux ;
  • sensibilité inhabituelle à la lumière ;
  • gêne visuelle brutale.

Troubles visuels + grossesse + tension ou céphalées = consultation rapide.

 


Douleur sous les côtes à droite pendant la grossesse : pourquoi c’est important ?

Une douleur dans le haut du ventre, souvent sous les côtes à droite ou au niveau de l’estomac, peut être un signe d’alerte de prééclampsie sévère.

Cette douleur peut être décrite comme :

  • une barre douloureuse ;
  • une douleur sous les côtes ;
  • une douleur épigastrique ;
  • une douleur persistante ou inhabituelle.

Elle doit faire consulter sans attendre, surtout si elle s’associe à :

  • un mal de tête ;
  • une tension élevée ;
  • des nausées ;
  • des troubles visuels ;
  • un malaise.

 


Les œdèmes sont-ils toujours un signe de prééclampsie ?

Non. Beaucoup de femmes enceintes ont un peu de rétention d’eau en fin de grossesse, surtout au niveau :

  • des chevilles ;
  • des pieds ;
  • parfois des mains.

Cela peut être banal.

En revanche, il faut être plus vigilante si vous avez :

  • un gonflement brutal du visage ;
  • des mains qui gonflent rapidement ;
  • une prise de poids très rapide liée à la rétention d’eau ;
  • des œdèmes associés à une tension élevée, un mal de tête ou une douleur sous les côtes.

Les œdèmes isolés ne suffisent donc pas à diagnostiquer une prééclampsie, mais des œdèmes brutaux ou associés à d’autres symptômes doivent faire consulter.

 


Prééclampsie : quels sont les signes d’urgence ?

C’est probablement la partie la plus importante de l’article.

Il faut consulter rapidement ou appeler la maternité si vous avez :

  • une tension élevée pendant la grossesse ;
  • un mal de tête intense ou persistant ;
  • des troubles visuels ;
  • une douleur sous les côtes ou en haut du ventre ;
  • des nausées / vomissements inhabituels en fin de grossesse ;
  • un gonflement brutal du visage ou des mains ;
  • une sensation de malaise ou d’aggravation rapide ;
  • un bébé qui bouge moins ;
  • un doute important sur une prééclampsie.

Il faut aller en urgence à la maternité ou aux urgences si :

🚨 votre tension est très élevée
🚨 vous avez un mal de tête violent ou inhabituel
🚨 vous avez des troubles visuels
🚨 vous avez une douleur forte sous les côtes ou à l’estomac
🚨 vous vous sentez très mal, confuse, essoufflée ou anormalement faible
🚨 votre bébé bouge moins
🚨 vous avez plusieurs de ces symptômes en même temps

 


La prééclampsie peut-elle survenir sans symptômes ?

Oui, tout à fait.

C’est une notion essentielle : certaines femmes n’ont aucun symptôme évident, et la prééclampsie est découverte :

  • lors d’une consultation de suivi ;
  • à cause d’une tension trop élevée ;
  • grâce à la recherche de protéines dans les urines ;
  • ou lors d’un bilan demandé pour surveiller la croissance du bébé.

C’est pour cela que les consultations prénatales ne servent pas seulement à “vérifier que tout va bien”, mais aussi à dépister des complications silencieuses.

 


Pourquoi la prééclampsie est-elle dangereuse pour la mère ?

La prééclampsie peut perturber le fonctionnement de plusieurs organes.

Selon sa gravité, elle peut entraîner :

  • une aggravation de l’hypertension ;
  • une atteinte rénale ;
  • une atteinte du foie ;
  • des troubles neurologiques ;
  • des anomalies de la coagulation ;
  • des complications maternelles nécessitant une hospitalisation urgente.

Dans les formes sévères, la prééclampsie peut évoluer vers des complications graves. C’est précisément pour éviter cela que le dépistage et la prise en charge rapide sont essentiels.

 


Pourquoi la prééclampsie est-elle dangereuse pour le bébé ?

La prééclampsie peut diminuer la qualité des échanges entre le placenta et le bébé. Cela peut exposer à :

  • un retard de croissance intra-utérin ;
  • un bébé plus petit que prévu ;
  • une souffrance fœtale dans certaines situations ;
  • un accouchement prématuré si la grossesse doit être interrompue plus tôt pour protéger la mère ou l’enfant.

C’est pour cela qu’en cas de prééclampsie, la surveillance concerne à la fois la mère et le bébé.

 


Quels sont les facteurs de risque de prééclampsie ?

Certaines femmes ont un risque plus élevé que d’autres.

Les principaux facteurs de risque sont :

  • un antécédent personnel de prééclampsie ;
  • une hypertension chronique avant la grossesse ;
  • une maladie rénale ;
  • un diabète ;
  • certaines maladies auto-immunes ;
  • une grossesse multiple ;
  • une première grossesse ;
  • une obésité ;
  • parfois certains antécédents familiaux ou contextes particuliers.

Avoir un facteur de risque ne veut pas dire que l’on fera forcément une prééclampsie, mais cela justifie une surveillance attentive.

 


Comment diagnostique-t-on une prééclampsie ?

Le diagnostic repose sur un ensemble d’éléments.

1. La mesure de la tension artérielle

C’est souvent le point de départ.

2. La recherche de protéines dans les urines

La protéinurie est un signe classique de prééclampsie.

3. Un bilan sanguin et urinaire

Il peut permettre d’évaluer :

  • le fonctionnement des reins ;
  • le foie ;
  • les plaquettes ;
  • la gravité de la situation.

4. La surveillance du bébé

Elle peut comprendre selon le terme et la situation :

  • monitoring ;
  • échographie ;
  • Doppler ;
  • surveillance de la croissance fœtale.

 


Protéines dans les urines pendant la grossesse : est-ce toujours une prééclampsie ?

Non, pas toujours. La présence de protéines dans les urines doit être interprétée dans le contexte global.

Ce qui oriente vers une prééclampsie, c’est notamment l’association :

  • grossesse après 20 SA
  • tension élevée
  • protéinurie ou autres signes de retentissement.

La protéinurie seule ne permet donc pas à elle seule d’affirmer le diagnostic.

 


Comment soigne-t-on la prééclampsie ?

La prise en charge dépend :

  • du terme de la grossesse ;
  • du niveau de tension ;
  • de la présence ou non de signes de gravité ;
  • de l’état du bébé ;
  • du retentissement biologique.

Le plus souvent, une hospitalisation est nécessaire

En cas de prééclampsie confirmée ou fortement suspectée, la maternité peut décider :

  • d’une hospitalisation ;
  • d’une surveillance rapprochée ;
  • d’un traitement de la tension ;
  • d’examens répétés pour la mère et le bébé.

L’objectif de la prise en charge

L’objectif est de trouver le meilleur équilibre entre :

  • prolonger la grossesse si c’est possible et sûr ;
  • protéger la mère ;
  • protéger le bébé ;
  • décider du bon moment pour accoucher si la situation l’impose.

Dans certaines situations, l’accouchement est le traitement nécessaire, parce qu’il permet d’interrompre le mécanisme de la maladie.

 


Peut-on accoucher plus tôt à cause d’une prééclampsie ?

Oui, c’est possible.

Si la prééclampsie devient sévère ou si elle menace la santé de la mère ou du bébé, l’équipe peut décider :

  • d’un déclenchement ;
  • ou d’une césarienne selon le contexte obstétrical.

Le but n’est pas d’accoucher “par principe”, mais de choisir le moment le plus sûr.

 


Prééclampsie et bébé qui bouge moins : quel lien ?

Une prééclampsie peut avoir un retentissement sur le placenta et donc sur le bébé. Si vous trouvez que votre bébé bouge moins que d’habitude, il faut consulter rapidement, d’autant plus si vous avez aussi :

  • de la tension ;
  • un mal de tête ;
  • des troubles visuels ;
  • des douleurs en haut du ventre.

 


La prééclampsie peut-elle apparaître après l’accouchement ?

Oui. C’est un point très important et souvent mal connu.

La prééclampsie peut parfois apparaître dans les jours qui suivent l’accouchement. Il faut donc consulter rapidement après la naissance si vous présentez :

  • un mal de tête important ;
  • des troubles visuels ;
  • une tension élevée ;
  • une douleur sous les côtes ;
  • un malaise ou un essoufflement.

La surveillance ne s’arrête donc pas totalement à la sortie de la maternité.

 


Y a-t-il un risque pour une prochaine grossesse ?

Oui, il existe un risque de récidive après une prééclampsie, mais ce risque dépend de nombreux facteurs : gravité, terme de survenue, terrain médical, etc.

Si vous avez déjà eu une prééclampsie, il est utile de prévoir :

  • un point avec votre médecin, votre sage-femme ou votre gynécologue ;
  • une discussion avant une future grossesse si possible ;
  • une stratégie de surveillance adaptée.

 


Prééclampsie : existe-t-il un risque pour la santé à long terme ?

Oui, une prééclampsie n’est pas seulement un événement “limité à la grossesse”. Elle peut être associée plus tard à un risque plus élevé de :

  • hypertension artérielle chronique ;
  • maladie cardiovasculaire ;
  • parfois atteinte rénale selon les cas.

Cela ne veut pas dire qu’une femme ayant eu une prééclampsie développera forcément ces problèmes, mais cela justifie un suivi médical après la grossesse.

 


Peut-on prévenir la prééclampsie ?

On ne peut pas empêcher toutes les prééclampsies, mais on peut réduire le risque dans certaines situations.

Ce qui est utile

  • un suivi régulier de grossesse ;
  • la surveillance de la tension ;
  • la recherche de protéines dans les urines si nécessaire ;
  • le repérage des facteurs de risque dès le début de la grossesse ;
  • dans certains cas bien précis, un traitement préventif décidé par l’équipe médicale.

Certaines femmes à haut risque peuvent se voir proposer un traitement préventif, mais cela relève d’une décision médicale individuelle.

 


Que faire si j’ai peur de faire une prééclampsie ?

Si vous êtes inquiète, la meilleure stratégie est de ne pas rester seule avec cette angoisse.

En pratique :

  • notez vos symptômes ;
  • si vous avez un tensiomètre fiable, notez vos chiffres sans multiplier les mesures toutes les 10 minutes ;
  • appelez la maternité, votre sage-femme ou votre médecin si vous avez un doute ;
  • consultez rapidement si vous avez un symptôme d’alerte.

 


Prééclampsie : ce qui est rassurant et ce qui doit alerter

Situation plutôt rassurante

  • tension normale ;
  • absence de symptôme inquiétant ;
  • œdèmes légers isolés des chevilles en fin de journée ;
  • suivi de grossesse normal.

Avis médical rapide recommandé

  • tension au-dessus de la normale ;
  • mal de tête inhabituel ;
  • gonflement important ;
  • douleurs en haut du ventre ;
  • doute sur les mouvements du bébé ;
  • protéinurie connue ou suspicion de prééclampsie.

Situation urgente

  • tension très élevée
  • mal de tête intense
  • troubles visuels
  • douleur sous les côtes
  • bébé qui bouge moins
  • malaise / essoufflement / aggravation rapide

 


FAQ : prééclampsie

Quels sont les premiers signes de prééclampsie ?

La prééclampsie peut être silencieuse au début. Quand des symptômes apparaissent, il peut s’agir d’une tension élevée, de maux de tête, de troubles visuels, d’une douleur sous les côtes, d’œdèmes importants ou d’une diminution des mouvements du bébé.

À partir de quelle semaine peut-on faire une prééclampsie ?

La prééclampsie apparaît après 20 semaines d’aménorrhée.

Une tension à 14/9 pendant la grossesse est-elle inquiétante ?

Une tension ≥ 140/90 doit être prise au sérieux pendant la grossesse et justifie une évaluation dans le contexte global, surtout s’il existe des symptômes.

Les œdèmes veulent-ils dire prééclampsie ?

Non, pas forcément. Les œdèmes sont fréquents pendant la grossesse. En revanche, un gonflement brutal du visage ou des mains, surtout avec tension élevée ou mal de tête, doit faire consulter.

Peut-on avoir une prééclampsie sans protéinurie ?

La forme classique associe tension élevée et protéinurie, mais la prééclampsie peut aussi s’accompagner d’autres signes de retentissement. Le diagnostic relève d’une évaluation médicale globale.

La prééclampsie est-elle dangereuse pour le bébé ?

Oui, elle peut entraîner un retard de croissance, un accouchement prématuré ou d’autres complications si elle est sévère.

Peut-on faire une prééclampsie après l’accouchement ?

Oui, c’est possible dans les jours qui suivent. Des maux de tête importants, une tension élevée ou des troubles visuels après l’accouchement doivent faire consulter rapidement.

 


Conclusion

La prééclampsie est une complication potentiellement grave de la grossesse, qui survient après 20 semaines d’aménorrhée et qui associe le plus souvent hypertension et atteinte biologique ou clinique, notamment avec de la protéinurie. Son problème principal est qu’elle peut parfois être discrète au début, ou au contraire s’aggraver rapidement.

Le bon réflexe est donc simple : toute tension élevée pendant la grossesse, surtout si elle s’accompagne de maux de tête, troubles visuels, douleur sous les côtes, œdèmes brutaux ou diminution des mouvements du bébé, doit faire consulter rapidement.

 


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