Thyroïdite d’Hashimoto : symptômes, causes, traitement, alimentation et évolution
La thyroïdite d’Hashimoto, également appelée maladie d’Hashimoto, est la première cause d’hypothyroïdie dans les pays développés. Il s’agit d’une maladie auto-immune au cours de laquelle le système immunitaire attaque progressivement la glande thyroïde.
Cette inflammation chronique entraîne une diminution de la production des hormones thyroïdiennes, responsables du bon fonctionnement de nombreux organes. Les conséquences peuvent être multiples : fatigue importante, prise de poids, frilosité, constipation ou encore ralentissement du rythme cardiaque.
Grâce à un diagnostic précoce et à un traitement adapté, la majorité des personnes atteintes mènent une vie normale.
Dans cet article, découvrez :
- ce qu’est la thyroïdite d’Hashimoto ;
- ses symptômes ;
- ses causes ;
- les examens nécessaires ;
- les traitements ;
- l’alimentation recommandée ;
- l’évolution de la maladie.
L’essentiel à retenir
- La thyroïdite d’Hashimoto est une maladie auto-immune.
- Elle provoque progressivement une hypothyroïdie.
- Les symptômes apparaissent souvent lentement.
- Le traitement repose sur la prise d’hormones thyroïdiennes lorsque la thyroïde ne fonctionne plus suffisamment.
- Avec un traitement bien équilibré, le pronostic est excellent.
Qu’est-ce que la thyroïdite d’Hashimoto ?
La thyroïde est une petite glande située à la base du cou.
Elle produit principalement :
- la thyroxine (T4) ;
- la triiodothyronine (T3).
Ces hormones participent notamment à la régulation :
- du métabolisme ;
- de la température corporelle ;
- du rythme cardiaque ;
- du fonctionnement digestif ;
- de l’énergie.
Dans la thyroïdite d’Hashimoto, le système immunitaire fabrique des anticorps dirigés contre la thyroïde, entraînant progressivement sa destruction.
Quelles sont les causes ?
La cause exacte reste inconnue.
La maladie résulte probablement d’une combinaison de facteurs :
- prédisposition génétique ;
- facteurs environnementaux ;
- dérèglement du système immunitaire.
Elle est plus fréquente chez les femmes.
Les facteurs de risque
Le risque est augmenté en cas :
- d’antécédents familiaux de maladie auto-immune ;
- d’autres maladies auto-immunes (diabète de type 1, maladie cœliaque, vitiligo…) ;
- de sexe féminin ;
- d’âge compris entre 30 et 60 ans.
Quels sont les symptômes ?
Au début, la maladie peut être totalement silencieuse.
Lorsque l’hypothyroïdie s’installe, plusieurs symptômes apparaissent progressivement.
Fatigue importante
C’est le symptôme le plus fréquent.
Elle est souvent persistante malgré le repos.
Prise de poids
Une prise de poids modérée peut être observée, principalement liée au ralentissement du métabolisme et à une rétention d’eau.
Frilosité
Les personnes atteintes supportent moins bien le froid.
Constipation
Le ralentissement du transit est fréquent.
Peau sèche
La peau devient souvent :
- sèche ;
- rugueuse ;
- froide.
Chute de cheveux
Les cheveux peuvent devenir plus fins et tomber davantage.
Troubles de la mémoire et de la concentration
Certaines personnes décrivent :
- des difficultés de concentration ;
- des oublis ;
- une sensation de ralentissement intellectuel.
Troubles de l’humeur
Une humeur dépressive ou une irritabilité peuvent être associées à l’hypothyroïdie.
Goitre
Chez certaines personnes, la thyroïde augmente de volume.
Le goitre peut être visible ou uniquement détecté à l’examen médical.
Comment diagnostique-t-on la maladie d’Hashimoto ?
Le diagnostic repose sur plusieurs examens.
Le dosage de la TSH
La TSH est généralement augmentée lorsque la thyroïde ne produit plus suffisamment d’hormones.
Les hormones thyroïdiennes
Le dosage de la T4 libre permet d’évaluer le fonctionnement de la thyroïde.
Les anticorps anti-TPO
Les anticorps anti-thyroperoxydase (anti-TPO) sont retrouvés chez la majorité des patients.
Ils constituent un élément important du diagnostic.
Les anticorps anti-thyroglobuline peuvent également être recherchés dans certaines situations.
L’échographie de la thyroïde
Elle peut montrer une thyroïde :
- hétérogène ;
- hypoéchogène ;
- parfois augmentée de volume.
Elle est surtout utile en cas de goitre ou de nodule.
Quel est le traitement ?
Le traitement dépend du fonctionnement de la thyroïde.
Levothyroxine
Lorsque l’hypothyroïdie est confirmée, le traitement repose sur la lévothyroxine, une hormone thyroïdienne de synthèse.
Elle remplace les hormones que la thyroïde ne produit plus en quantité suffisante.
La dose est adaptée progressivement selon les résultats de la TSH et les symptômes.
Le traitement est-il à vie ?
Le plus souvent, oui.
La destruction progressive de la thyroïde est généralement irréversible.
Le traitement permet cependant de mener une vie normale.
Quelle alimentation en cas de thyroïdite d’Hashimoto ?
Aucun régime spécifique n’a démontré qu’il permettait de guérir la maladie.
Une alimentation équilibrée est recommandée :
- fruits ;
- légumes ;
- céréales complètes ;
- poissons ;
- huiles riches en acides gras insaturés.
Il est préférable d’éviter les excès de compléments en iode sans avis médical.
En cas de maladie cœliaque associée, un régime sans gluten est indiqué, mais il n’est pas recommandé systématiquement chez toutes les personnes atteintes de Hashimoto.
Peut-on guérir d’une thyroïdite d’Hashimoto ?
Il n’existe pas de traitement permettant de supprimer la maladie auto-immune.
En revanche, le traitement hormonal corrige efficacement les conséquences de l’hypothyroïdie.
Hashimoto et grossesse
La maladie nécessite une surveillance particulière pendant la grossesse.
Les besoins en hormones thyroïdiennes augmentent souvent dès le début de la grossesse.
Un équilibre optimal de la TSH est important pour le bon déroulement de la grossesse et le développement du fœtus.
Le suivi est assuré avec le médecin traitant, l’endocrinologue et l’équipe obstétricale si besoin.
Quelles sont les complications ?
En l’absence de traitement, l’hypothyroïdie peut entraîner :
- une fatigue importante ;
- une hypercholestérolémie ;
- des troubles cardiovasculaires ;
- des troubles de la fertilité ;
- plus rarement un coma myxœdémateux, complication exceptionnelle mais grave.
Peut-on vivre normalement avec Hashimoto ?
Oui.
Avec un traitement bien adapté et un suivi régulier, la majorité des patients mènent une vie normale.
Quand consulter ?
Il est conseillé de consulter si vous présentez :
- une fatigue persistante ;
- une prise de poids inexpliquée ;
- une frilosité inhabituelle ;
- un goitre ;
- des antécédents familiaux de maladie thyroïdienne associés à des symptômes évocateurs.
Tableau récapitulatif
| Caractéristique | Thyroïdite d’Hashimoto |
|---|---|
| Nature | Maladie auto-immune |
| Organe atteint | Thyroïde |
| Conséquence principale | Hypothyroïdie |
| Examens | TSH, T4 libre, anticorps anti-TPO, échographie si nécessaire |
| Traitement | Lévothyroxine si hypothyroïdie |
| Pronostic | Excellent avec un traitement adapté |
FAQ
Quels sont les premiers symptômes de la maladie d’Hashimoto ?
Les premiers symptômes sont souvent une fatigue persistante, une frilosité, une constipation, une peau sèche et une prise de poids modérée.
La thyroïdite d’Hashimoto est-elle grave ?
Non. Bien traitée, elle permet une espérance de vie normale.
Peut-on guérir d’Hashimoto ?
La maladie auto-immune ne guérit pas, mais l’hypothyroïdie se traite efficacement grâce à la lévothyroxine.
Quel est le meilleur traitement ?
Lorsque l’hypothyroïdie est présente, le traitement de référence est la lévothyroxine, dont la dose est adaptée individuellement.
Faut-il suivre un régime particulier ?
Aucun régime n’a démontré son efficacité pour guérir Hashimoto. Une alimentation équilibrée est recommandée.
Peut-on avoir une grossesse avec Hashimoto ?
Oui. Une grossesse est tout à fait possible à condition que la fonction thyroïdienne soit correctement équilibrée et surveillée.
Conclusion
La thyroïdite d’Hashimoto est une maladie auto-immune fréquente qui entraîne progressivement une hypothyroïdie. Les symptômes apparaissent souvent lentement et peuvent être discrets au début, expliquant un diagnostic parfois tardif.

Grâce au dosage de la TSH, des hormones thyroïdiennes et des anticorps spécifiques, le diagnostic est généralement simple. Lorsque la thyroïde ne fonctionne plus suffisamment, un traitement par lévothyroxine permet de corriger efficacement les symptômes et d’assurer une excellente qualité de vie.
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