Cancer du cavum : symptômes, causes, diagnostic, traitement et pronostic
Le cancer du cavum, également appelé cancer du nasopharynx ou carcinome du cavum, est une tumeur maligne qui se développe au niveau du nasopharynx, c’est-à-dire la partie située derrière le nez et au-dessus de l’arrière de la gorge.
Ce cancer est relativement rare en Europe mais beaucoup plus fréquent dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, d’Afrique du Nord et du bassin méditerranéen. Son diagnostic est parfois retardé car les premiers symptômes sont peu spécifiques.
Grâce aux progrès de la radiothérapie, de la chimiothérapie et des traitements ciblés, les chances de guérison sont aujourd’hui nettement meilleures, en particulier lorsque la maladie est diagnostiquée précocement.
Dans cet article, découvrez :
- ce qu’est le cancer du cavum ;
- les premiers symptômes ;
- les facteurs de risque ;
- les examens réalisés ;
- les traitements disponibles ;
- le pronostic et les chances de guérison.
L’essentiel à retenir
- Le cancer du cavum est un cancer du nasopharynx.
- Il est souvent associé au virus d’Epstein-Barr (EBV).
- Une boule dans le cou est parfois le premier signe.
- Le traitement repose principalement sur la radiothérapie associée à la chimiothérapie.
- Plus le diagnostic est précoce, meilleures sont les chances de guérison.
Qu’est-ce que le cancer du cavum ?
Le cavum, ou nasopharynx, est la partie supérieure du pharynx située derrière les fosses nasales.
Il assure le passage de l’air entre le nez et la gorge et communique avec les trompes d’Eustache, qui relient l’oreille moyenne.
Le cancer du cavum se développe à partir des cellules qui tapissent cette région.
Dans la majorité des cas, il s’agit d’un carcinome nasopharyngé non kératinisant.
Quelle est la fréquence du cancer du cavum ?
En France, ce cancer est rare.
Il touche principalement :
- les adultes entre 40 et 60 ans ;
- plus souvent les hommes que les femmes.
Il est beaucoup plus fréquent :
- en Chine du Sud ;
- à Hong Kong ;
- en Asie du Sud-Est ;
- dans certaines régions d’Afrique du Nord.
Quelles sont les causes du cancer du cavum ?
Plusieurs facteurs interviennent dans son développement.
Infection par le virus d’Epstein-Barr (EBV)
Le virus d’Epstein-Barr est fortement associé au carcinome du cavum.
La plupart des personnes infectées ne développeront jamais ce cancer, mais chez certains individus prédisposés, ce virus joue un rôle important dans la transformation des cellules.
Facteurs génétiques
Des prédispositions familiales augmentent légèrement le risque.
Facteurs alimentaires
Une consommation importante d’aliments conservés au sel, notamment pendant l’enfance, semble augmenter le risque dans certaines régions du monde.
Tabac et alcool
Le tabac augmente le risque de plusieurs cancers ORL et pourrait également participer au développement du cancer du cavum.
Les symptômes du cancer du cavum
Les symptômes apparaissent progressivement.
Ils peuvent être discrets au début.
Une boule dans le cou
C’est l’un des premiers signes les plus fréquents.
Elle correspond à un ganglion lymphatique augmenté de volume.
Cette boule est souvent :
- indolore ;
- persistante ;
- située sur le côté du cou.
Nez bouché d’un seul côté
Le patient peut ressentir :
- une obstruction nasale persistante ;
- une gêne respiratoire.
Saignements de nez
Des épistaxis répétées peuvent apparaître.
Elles sont souvent peu abondantes mais inhabituelles.
Troubles de l’oreille
Le cancer peut obstruer la trompe d’Eustache et provoquer :
- sensation d’oreille bouchée ;
- baisse de l’audition ;
- otite séreuse persistante chez l’adulte ;
- acouphènes.
Maux de tête
Ils peuvent apparaître lorsque la tumeur augmente de volume.
Douleurs ou difficultés à avaler
Ces symptômes sont plus rares au début mais peuvent apparaître à un stade plus avancé.
Les signes plus avancés
Selon l’extension de la maladie, on peut observer :
- vision double ;
- paralysie d’un nerf facial ;
- douleurs faciales ;
- amaigrissement ;
- fatigue importante.
Comment diagnostique-t-on un cancer du cavum ?
Le diagnostic repose sur plusieurs examens complémentaires.
L’examen ORL
Le médecin examine les fosses nasales et le nasopharynx.
Une nasofibroscopie permet de visualiser directement la tumeur.
La biopsie
Une biopsie est indispensable.
Elle consiste à prélever un fragment de la lésion afin de confirmer le diagnostic au microscope.
L’IRM
L’IRM précise :
- la taille de la tumeur ;
- son extension locale ;
- l’atteinte des structures voisines.
Le scanner
Il complète souvent le bilan.
Le TEP scanner
Le TEP-TDM recherche :
- une extension aux ganglions ;
- d’éventuelles métastases.
Le bilan sanguin
Certains centres peuvent rechercher l’ADN du virus Epstein-Barr dans le sang afin d’aider au suivi de la maladie.
Les stades du cancer du cavum
Le stade dépend :
- de la taille de la tumeur ;
- de l’atteinte des ganglions ;
- de la présence ou non de métastases.
Cette classification permet d’adapter le traitement.
Quels sont les traitements ?
Le traitement dépend du stade et de l’état général du patient.
Il est décidé lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire.
La radiothérapie
La radiothérapie est le traitement principal.
Le nasopharynx étant difficile d’accès chirurgicalement, elle constitue la base de la prise en charge.
Les techniques modernes, comme la radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (IMRT), permettent de mieux protéger les tissus sains.
La chimiothérapie
Elle est souvent associée à la radiothérapie.
Elle permet :
- d’améliorer le contrôle local ;
- de diminuer le risque de récidive ;
- de traiter les cellules tumorales à distance.
L’immunothérapie
Chez certains patients atteints d’une maladie récidivante ou métastatique, l’immunothérapie peut être proposée.
La chirurgie
La chirurgie est rarement utilisée pour la tumeur primitive mais peut être indiquée dans certaines récidives ou pour retirer des ganglions persistants.
Quels sont les effets secondaires du traitement ?
Ils varient selon les traitements.
Les plus fréquents sont :
- fatigue ;
- sécheresse de la bouche ;
- difficultés à avaler ;
- inflammation de la bouche ;
- modification du goût ;
- irritation de la peau.
La plupart s’améliorent progressivement après la fin des traitements.
Quel est le pronostic ?
Le pronostic dépend principalement :
- du stade au diagnostic ;
- de la réponse au traitement ;
- de l’état général du patient.
Lorsque le cancer est diagnostiqué précocement, les chances de guérison sont élevées.
Les formes localisées ont un pronostic nettement meilleur que les formes métastatiques.
Peut-on guérir d’un cancer du cavum ?
Oui.
Grâce aux traitements actuels, de nombreux patients obtiennent une guérison durable, notamment lorsque la maladie est prise en charge à un stade précoce.
Un suivi régulier reste indispensable afin de dépister une éventuelle récidive ou de prendre en charge les effets secondaires.
Peut-on prévenir le cancer du cavum ?
Il n’existe pas de méthode de prévention totalement efficace.
Il est recommandé :
- d’éviter le tabac ;
- d’adopter une alimentation équilibrée ;
- de consulter rapidement en cas de symptômes persistants.
Quand consulter ?
Il est conseillé de consulter si vous présentez :
- une boule persistante dans le cou ;
- une obstruction nasale d’un seul côté ;
- des saignements de nez répétés ;
- une oreille bouchée persistante chez l’adulte ;
- une baisse de l’audition inexpliquée.
Les signes nécessitant une consultation rapide
Consultez rapidement si apparaissent :
- une augmentation rapide d’une masse cervicale ;
- des difficultés importantes à respirer ou à avaler ;
- une perte de poids importante ;
- des douleurs persistantes inexpliquées.
Tableau récapitulatif
| Caractéristique | Cancer du cavum |
|---|---|
| Localisation | Nasopharynx |
| Type le plus fréquent | Carcinome nasopharyngé non kératinisant |
| Facteur associé | Virus Epstein-Barr |
| Symptôme fréquent | Ganglion dans le cou |
| Diagnostic | Nasofibroscopie + biopsie |
| Traitement principal | Radiothérapie + chimiothérapie |
FAQ
Le cancer du cavum est-il fréquent ?
Non. Il est rare en France mais plus fréquent dans certaines régions d’Asie et d’Afrique du Nord.
Quelle est la première manifestation d’un cancer du cavum ?
Chez de nombreux patients, une boule indolore dans le cou liée à un ganglion est le premier signe.
Le cancer du cavum est-il lié au virus Epstein-Barr ?
Oui. Une association étroite existe entre ce virus et la majorité des carcinomes du nasopharynx.
Peut-on guérir d’un cancer du cavum ?
Oui. Les chances de guérison sont importantes lorsque le diagnostic est précoce et que le traitement est adapté.
Le cancer du cavum est-il héréditaire ?
Il n’est pas directement héréditaire, même si certaines prédispositions familiales existent.
Quelle est la différence entre le cavum et le nasopharynx ?
Aucune. Le cavum est un autre nom du nasopharynx.
Conclusion
Le cancer du cavum, ou carcinome du nasopharynx, est un cancer rare dont les premiers symptômes peuvent être discrets. Une boule persistante dans le cou, une obstruction nasale unilatérale ou une oreille bouchée chez un adulte doivent conduire à une consultation médicale.

Grâce aux progrès de la radiothérapie, de la chimiothérapie et de l’immunothérapie, les résultats thérapeutiques se sont considérablement améliorés. Un diagnostic précoce reste le meilleur moyen d’optimiser les chances de guérison.
Allez plus loin
Des douleurs persistantes à la gorge ou des difficultés à avaler ? Découvrez les signes du cancer du cavum et l’importance d’une détection précoce pour votre santé !
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